Le praticien en métaphysique est quelqu’un qui utilise sa connaissance de la
Science Spirituelle pour aider son prochain à soulager ou améliorer sa condition
dans la plupart des domaines de la vie, sur un plan relatif, et plus encore à un
niveau transcendantal. Par la même il se situe dans un champ professionnel
spécifique à l’instar de tout travailleur. Toutefois il n’est pas question pour lui, me semble-t-il, d’opérer un clivage radical entre son engagement ainsi défini et le reste de sa vie. Pratiquant la méditation quotidiennement il se relie à la "Conscience Universelle" et par conséquent à toute forme d’existence manifestée ou invisible. Dans les lignes qui suivent j’espère montrer que, par-delà sa mission rémunérée, le métaphysicien peut encore être utile à ses semblables (et donc à lui-même), de manière gratuite, tout en y prenant plaisir.
A ce propos il me paraît utile de transposer une pratique enseignée par le bouddhisme au bénéfice de notre corporation. Appelée (tonglen) en tibétain, ce qui signifie donner et recevoir, elle offre d’actualiser la part de bienveillance et de compassion inhérente à la nature humaine. Celle observance peut s’ouvrir aux croyants de toutes traditions religieuses, aussi bien qu’à ceux qui ne souhaitent pas suivre un cheminement spirituel et se trouvent bien avec un idéal humaniste.
Je vais ici en présenter et adapter deux modalités, de manière simplifiée mais néanmoins précieuse, laissant le lecteur désireux d’en approfondir la substance consulter l’ouvrage de Pema Chödron intitulé: « Sur le chemin de la transformation. » Le Tonglen, La Table Ronde, Paris 2003 (pour l’édition française). Chacune d’elle pourra être synchronisée avec la respiration du pratiquant.
Si à l’inverse je vis momentanément quelque chose de difficile, de contrariant, de douloureux, de désagréable, j’en prend acte plutôt que de le réprimer, et tout de suite je formule l’affirmation que chaque personne est délivrée de ce désagrément identique. Dans ce cas je vais inspirer le constat négatif et expirer son correspondant positif dédié à autrui. Ou encore en me promenant dans la rue je prend conscience de mes pensées, sentiments, perceptions, à l’égard des gens que je croise. Et quelle que soit la tonalité de mes impressions : positives, neutres, ou négatives, j’adresse intérieurement à ces personnes paix, joie, succès, amour, prospérité, etc…
SECONDE MÉTHODE ASSOCIÉE À LA MÉDITATION:
Cette approche a également des affinités avec la culture et le savoir-être en métaphysique.
Dans un premier temps il importe d’entrer dans un état méditatif afin de générer un espace
d’ouverture du cœur et de l’esprit. Pour ce faire il peut être aidant de visualiser
un ciel infini bleu et pur, ou un vaste océan s’étendant devant soi, ou toute autre
image de la même veine. Puis inspirer la problématique que l’on désire traiter, que
ce soit la nôtre, celle de quelqu’un d’autre ou d’un groupe, d’une situation ou d’un animal.
Il n’y a pas de limite à ce type de relation d’aide. Avec l’expiration envoyer
l’intention positive correspondante : guérison, joie, calme, sagesse, humour, confiance, amour, etc…
L’étape suivante consiste à étendre, à universaliser le phénomène en direction de tous
les êtres, animaux, plantes ou situations, de la même classe d’appartenance. Et pour
terminer retour à la conscience méditative accompagnée d’une lumière blanche
et spirituelle émanant de la Conscience Supérieure.
Au regard de ma propre expérience tout me laisse envisager que l’adaptation ici
présentée apporte de nombreux bienfaits. Penser, sentir, agir ainsi, constituent
un mode de propagation et de renforcement des attitudes positives. L’étudiant, tout
comme le gradué en Science Métaphysique, peuvent en faire l’expérience, pour mieux en
laisser irradier l’essence dans l’atmosphère psychique.
Jean-Claude Grandidier, Ph.D. Msc.D,
Nancy, France